Oman

Les chiffres de l’excision

Une enquête réalisée en 2018 (Female Genital Mutilation in the Middle East: Placing Oman on the Map) auprès de 200 femmes dans la province d’Ad-Dakhiliya a révélé que 95,5 % des femmes interrogées avaient subi des MSF. 85 % des participantes ont exprimé leur soutien à la pratique.

Une autre étude, réalisée en 2014, par Al-Hinai, dans la capitale de Mascate, a interrogé 100 femmes de diverses régions d’Oman et a révélé une prévalence de MSF de 78 % parmi l’échantillon de l’enquête. L’enquête a également constaté que la pratique continuait à avoir lieu dans 64 % des familles. (Female Genital Mutilation in the Sultanate of Oman January 2014).

Législation

Modification de la loi sur l’enfance de 2014

Le 18 août 2019, le ministère du Développement social a publié un décret d’application de la loi de 2014 relative à l’enfance afin de préciser que l’interdiction des « pratiques traditionnelles néfastes » inclut les mutilations génitales féminines, et que cette pratique est désormais interdite dans les hôpitaux publics et privés.

La loi prévoit que les médecins, les infirmières, les tuteurs ou toute personne qui pratique, encourage ou contribue à des pratiques traditionnelles nuisibles à la santé de l’enfant sont passibles d’une peine d’emprisonnement d’au moins 6 mois et d’au plus 3 ans, et que la peine, dans ses limites minimales et maximales, est doublée en cas de récidive.

La pratique de l’excision n’est pas entièrement reconnue en Oman. Les femmes mutilées sexuellement ne bénéficient d’aucune forme de protection.

En savoir plus : STOP FGM Middle East et FEMALE GENITAL MUTILATION/CUTTING: A CALL FOR A GLOBAL RESPONSE

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