Les mutilations sexuelles féminines
Le taux de prévalence de femmes sexuellement mutilées au Soudan est :
La majorité des mutilations sexuelles sont pratiquées par le personnel de santé sur des jeunes filles entre 15 et 19 ans.
Dans les milieux ruraux, 87% des filles et femmes ont subi des MSF et 86% dans les milieux urbains.
47% des femmes de 15 à 49 ans qui ont entendu parler des mutilations sexuelles féminines pensent que cette pratique devrait se poursuivre.
La prévalence de mutilations sexuelles féminines est en baisse chez les jeunes filles.
En vertu de l’amendement de 2020 à la loi pénale (1991), toute personne reconnue coupable d’avoir commis le crime de MGF sera punie de trois ans d’emprisonnement et d’une amende ou de la fermeture des lieux où la MGF a eu lieu.
Certains États du Soudan ont interdit fermement toutes les formes de MSF (Darfour du Sud, Mer Rouge, Kordofan du Sud et Al Qadarif). Les autres États soudanais n’ont pas appliqué de lois spécifiques interdisant les MSF.
La résolution n°366 du Conseil médical de 2002 interdit aux médecins et aux sages-femmes d’effectuer toutes les formes de MGF. Avec l’introduction de l’amendement de 2020 au Code pénal (1991), les MGF pratiquées à l’intérieur d’un centre de santé hospitalier, d’un dispensaire, d’une clinique ou dans d’autres lieux ont été érigées en infraction pénale.
L’article 141A de la loi pénale (1991) sanctionne quiconque se rend au Soudan pour y pratiquer des mutilations génitales.
Le Conseil souverain a approuvé une loi criminalisant l’excision, estimant qu’elle « porte atteinte à la dignité de la femme ».
En savoir plus : rapport 28TooMany (mis à jour en 2022), Female genital mutilation country profiles – UNICEF DATA et L’excision désormais passible de 3 ans de prison au Soudan
Les mutilations sexuelles féminines