Les mutilations sexuelles féminines
Le taux de prévalence de femmes sexuellement mutilées au Djibouti est de :
La majorité des mutilations sexuelles sont pratiquées par des exciseuses traditionnelles sur des jeunes filles entre 5 et 9 ans.
97% des MSF sont pratiquées dans les milieux ruraux, et 89% dans les milieux urbains.
34% des femmes de 15 à 49 ans qui ont entendu parler des mutilations sexuelles féminines pensent que cette pratique devrait se poursuivre.
La prévalence de mutilations sexuelles féminines est en baisse chez les jeunes filles.
L’excision/Mutilation génitale féminine (MGF) est érigée en infraction pénale dans l’article 333 du Code pénal, passible d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 1 million de FDJ (Franc de Djibouti). La loi prévoit également un an d’emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 FDJ pour toute personne qui ne signale pas une MGF/excision réalisée ou prévue aux autorités. Toutefois, peu de poursuites judiciaires font appel à cet article. Le Programme national pour une maternité sans risque du Ministère de la santé s’emploie à faire appliquer l’interdiction des mutilations génitales féminines et des excisions.
Il introduit deux alinéas pour compléter l’article 333 du Code pénal comme suit :
Il modifie, également, l’article 7 du Code de procédure pénale afin que les organisations ayant au moins trois ans d’expérience dans la lutte anti-MSF puissent désormais exercer, au nom des victimes, leurs droits concernant les infractions visées à l’article 333 du Code pénal.
En savoir plus : Djibouti, Gender Justice & The Law, Female genital mutilation country profiles – UNICEF DATA et DJIBOUTI: LA LOI ET LES MGF
Les mutilations sexuelles féminines